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Le 14 janvier, la Cie Maskantête, en partenariat avec la Ville,présente une adaptation de La Princesse de Clèves.

Échanges avec Anne-Frédérique Bourget, metteur en scène

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Comment est né ce projet ?

Notre théâtre raconte les préoccupations du monde, des enjeux politiques ou plus intimes. J’avais envie de faire quelque chose autour de la femme artiste au 21e siècle. J’ai alors repensé aux textes qui m’avaient marquée quand j’étais étudiante, dont La princesse de Clèves de Madame de la Fayette. Nous avons travaillé à son adaptation lors de notre résidence cet été au théâtre de la Rianderie.

Qui est cette femme ?

La princesse de Clèves est une femme qui n’est pas celle que les autres aimeraient qu’elle soit.  Elle ne sera ni au prince de Clèves, ni au duc de Nemours. Elle ne se réduit pas à des rôles, c’est une femme libre.

Comment avez-vous retravaillé ce texte ?

Lorsque j’ai commencé ce projet, j’avais envie de travailler sur scène avec Charlotte Marquardt et Benoit Margottin, et avec Lise Martin pour l’écriture. Nous avons repris le langage de Mme de La Fayette mais, en parallèle, la comédienne s’interroge également sur son désir d’incarner ce personnage de la princesse de Clèves. Il y a donc deux langues sur le plateau, deux réalités qui vont se rencontrer.

En quoi son histoire résonne toujours aujourd’hui ?

La question principale est celle de la rencontre amoureuse. Ce qui est magnifique avec le romanesque, c’est qu’il est transposable. Les rubans de la pièce sont les textos d’aujourd’hui. On attend un message avec excitation, on prend peur s’il n’y a pas de retour…  Si le mode a changé, les émotions restent les mêmes.

Pourquoi avoir choisi ce titre qui évoque la chanson de Laurent Voulzy ?

C’est à la fois un peu kitsch, preuve de notre autodérision. Mais surtout, après le mouvement #Metoo, il fallait montrer que la femme n’est pas un objet mais elle n’est pas non plus sans désir. Le désir peut être libre, puissant, respectueux à égale humanité. Et il y a des chansons dans la pièce !

Comment le public a réagi lors des premières représentations ?

Les gens avaient les larmes aux yeux. Nous avons joué à Madrid, devant des lycéens, des collégiens et eu la même réaction du public. La langue de l’amour est universelle, elle touche tout le monde, nous rappelle des souvenirs.

Pouvez-vous donner trois raisons au public de venir voir cette pièce ?

C’est une histoire d’amour romanesque. C’est vivant. Et ce livre classique parle encore aujourd’hui au coeur des gens de 13 à 100 ans !

 

« Mon premier c’est désir »

Mardi 14 janvier à 20h30 Théâtre de la Rianderie – dès 12 ans.

Tarifs : 12/10/8/6 euros.

Réservations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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