Industrie et Architectures

Circuit Découverte n°3
Le troisième circuit découverte a pour objet "L'Industrie et Architectures".

Vous trouverez cette brochure à votre disposition gratuitement à la direction de la communication de la mairie de Marcq-en-Barœul.

Circuit découverte n°3 - Industries et architectures Circuit découverte n°3 - Industries et architectures 1.53 Mb

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Entre 1830 et 1930, la métropole lilloise a connu un développement économique et démographique spectaculaire . De remarquables architectures industrielles, aux formes dictées par les exigences de la production, en témoignent.
Carrefour Lille, Roubaix et Tourcoing, Marcq-en-Barœul , surnommée « Le Jardin de Lille » au XVIII siècle n ‘échappe pas à la vague d’industrialisation. Le canal de la Marque, allié au chemin de fer puis au tramway, est un atout pour le transport des marchandises et, assurément, le vecteur essentiel de ce nouvel essor.
Le quartier du Pont où s’installe « la Grande Fabrique » en 1826, est le berceau de ces usines naissantes (tissages, papeterie, tannerie, brasseries, chocolateries). Un siècle plus tard, le Plouich prendra la relève autour d’une importante usine textile : la cotonnière de Fives. Pour répondre à l’afflux de main d’œuvres, ces unités de productions créent leur propre modèle d’habitation : la cité ouvrière. A nouvelles architectures, nouveaux matériaux : la fonte et le fer permettent ainsi la construction de vastes salles, éclairées de verrières. Et si la brique garde la préférence des architectes, elle est désormais calibrée et moulée en usine.
Aujourd’hui ce patrimoine spécifique a subi de nombreuses modifications ou disparitions. Son essor rapide et son caractère récent en font une richesse méconnue. Il reste toutefois dans notre cadre urbain contemporain, le témoin privilégié du siècle de l’industrialisme.
La Passerelle du chemin de fer

Avenue de la République, (branche de Lille du Grand Boulevard)
Architecte : Arthur Stoclet .1907.

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Le 9 janvier 1905, la décision est prise de construire un boulevard à travers champs reliant Roubaix et Tourcoing à Lille, en passant par Marcq-en-Barœul. Il sera inauguré en décembre 1909. A l’origine, sur cette partie, le Grand Boulevard devait franchir la ligne de chemin de fer Lille-Dunkerque par un passage supérieur. Cependant, les propriétaires riverains refusèrent un talus dépréciant leur terrain. On choisit alors d’inverser le passage.
L’ingénieur limita le coût de l’ouvrage en récupérant des colonnes de fonte utilisées au même moment dans la construction du métro aérien à Paris. Détruit en 1918, le pont est reconstruit à 2 voies comme à son origine.
Les matériaux utilisés, le béton et l’acier riveté, sont représentatifs de l’architecture industrielle. La fonte, quant à elle, est déjà employée fréquemment au XIXème siècle comme élément de support.
La Malterie
Rue de la Malterie. Architecte : Fievet Frères. Ingénieur : Boone. 1908-1910.
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La forme de l’usine est liée à sa fonction : la transformation de l’orge en malt, première étape de la fabrication de la bière. Les germoirs constituent de vastes bâtiments sur plusieurs niveaux. Les murs percés de petites ouvertures rectangulaires leur donnent l’allure de forteresse.
A l’entrée, se trouvent une conciergerie à étage carré et un passage couvert à charpente métallique apparente. La malterie comprend un atelier de fabrication ancien, à deux étages et plusieurs travées, coiffé d’un toit à longs pans, et prolongé par un appentis. Un second atelier, au rez-de-chaussée de l’aile en retour, présente une façade marquée par des voûtes en béton. Une cour et un quai complètent l’ensemble. Le tout est en brique, béton et tuile flamande mécanique.
En 1959, un incendie détruit la touraille (séchoir à grains de forme pyramidale tronquée, coiffé d’une cheminée) remplacée alors par un entrepôt. L’activité cessera peu après mais trois entreprises se partagent actuellement les locaux.
Les cites Scrive
Rues du Midi, Scrive et du Nord. Architecte : Tierce 1854
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“La Grande Fabrique”, filature fondée en avril 1826, par Messieurs Cordier et Daullé dans le quartier du Pont, marque le début de l’industrialisation de Marcq-en-Barœul. Elle est reprise en 1848 par les Frères Scrive qui en 1854, créent un habitat ouvrier le long de la rue Nationale : les cités Scrive.
La vie à l’intérieur y est alors strictement réglementée.
Sur plan, la cité se présente en maisons doubles ou quadruples, chacune disposant d’un jardin potager. De plus, leur architecture est spécifique : bandeaux horizontaux, linteaux de fenêtres arrondis (cintrés) et ancres de fer travaillées. De nos jours, la préférence va à l’individualisation des façades : certaines sont repeintes et d’autres ont des briques rejointoyées.
Les Etablissements Lesaffre
Rue Gabriel Péri. 1853.
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Une amidonnerie et un moulin à farine prenaient place auparavant sur ce large terrain bordant le canal de la Marque. En 1853, Messieurs Lesaffre et Bonduelle y font construire une distillerie d’alcool de grains, puis une levurerie en 1872. Malgré des incendies et les guerres, après quatre reconstructions, l’industrie Lesaffre est toujours en activité. Actuellement, se succèdent le long de la rue Gabriel Péri, des bâtiments contemporains, l’usine ancienne et ce qui était à l’origine le lieu d’habitation de l’industriel, un château. Témoin de la cohabitation possible de l’ancien et du moderne, celui-ci est de facture néoclassique en brique et Pierre (1867), complète sur l’un de ses côtés par une entrée résolument moderne (panneaux en verre rouge sur structure en aluminium bleue).
La Corderie Delobel
Rue Albert Bailly. 1864.
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D’abord chapellerie, les bâtiments accueillent dès 1864 les activités de l’industrie J. Delos-Forge et Bury (corderie, filature, tissage et tressage). La société Delobel (retordage, câblage et tressage) en est l’héritière en 1968. On peut encore lire de nos jours les initiales “D.F.B.” gravées sur les fenêtres de l’usine. De la cour, une cheminée en briques domine l’ensemble, et une verrière couvre le passage entre les deux bâtiments qui s’étirent depuis la rue jusqu’à la Marque. Une charpente métallique structure l’intérieur de l’usine et permet de disposer d’un maximum d’espace. Des sheds diffusent la lumière.
A l’extérieur, en remplissage et en clôture, on retrouve la brique (naturelle ou peinte) et la toiture de traditionnelles panes flamandes. C’est bien le fonctionnel qui est recherché ici et non le décorative. L’aile droite, détruite lors de la première guerre mondiale, est la seule partie récente.
La fabrique Doolaeghe
Transformation et négoce de métaux non ferreux. Rues Montgolfier et Nationale.1882.
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Ancienne tannerie Fremaux, le gigantisme de cette usine s’explique alors par le principe de production : les peaux entrent d’un côté, suivent à l’intérieur toute une chaîne de
traitements, pour sortir de l’autre côté en produits finis. Aujourd’hui, ce volume convient aussi au processus de transformation de métaux de la fabrique actuelle.
La forme des toitures est très particulière : elles sont à deux pentes différentes, en dents de scie. Le versant le plus court et le plus incliné est vitré, et laisse entrer au maximum la lumière naturelle. Le second est de pente plus faible et couvert en matériaux opaques. Ce type de couverture, appelé shed (hangar en anglais) nous vient d’outre-Manche, les industriels du XIXe siècle français s’inspirant de leurs homologues britanniques. Il a l’avantage d’offrir un éclairage régulier, sans rayonnement solaire direct, et de par une orientation au nord, de protéger les métiers de l’échauffement.
Plaquette rédigée par la Direction des Affaires Culturelles - Service Patrimoine
Crédit photos : Sylvie Vangoethem - Direction de la Communication