L'Église du Sacré-Coeur

 

circuitsCircuit Découverte n°8

Cette plaquette retrace l'histoire de cette église aux multiples architectures.

 

Circuit découverte n°8 - Eglise du Sacré-Coeur Circuit découverte n°8 - Eglise du Sacré-Coeur 1.20 Mb

 

 

 

 

L'Eglise du Sacré-Cœur
 

Une chapelle de secours pour le Grand Boulevard

 

 

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Le paysage urbain du quartier du Croisé-Laroche à Marcq-en-Barœul se dessina suite à la percée du Grand Boulevard, axe pionnier au carrefour de Lille, Roubaix et Tourcoing, au tout début du XXe siècle. Auparavant, les constructions se regroupaient autour du hameau de Rouges-Barres, actuel quartier voisin. La vie religieuse dépendait alors de la paroisse Saint-Vincent au Bourg, et cet éloignement ne facilitait pas la pratique du culte. Toutefois, le 5 février 1905, l'abbé Salembier, aumônier des sœurs de la Sainte-Union jusqu'à leur départ du Bourg en 1904, put célébrer la première messe à Rouges-Barres dans une chapelle provisoire.

 

Cette construction qui avait déjà fait office de chapelle de secours à Merville puis à Steenwerck, et le terrain nécessaire pour l'accueillir rue du Docteur Bouret, furent offerts dès 1901 à la Fabrique de l'église Saint-Vincent. Cependant, en raison d'oppositions diverses, quatre années passèrent entre l'installation et l'ouverture au culte de cet édifice de 20m de long sur 10m de large, fait de planches de bois et couvert de pannes flamandes. Son clocheton en façade logeait une cloche fondue à Douai par la maison Drouot et Thurin. Seule rescapée des perquisitions de la guerre dans la région, elle sonna la Libération de 1918.

 

Une véritable église...
 

 

 

 

Place du Général Leclerc.1927-1929.
Architectes : Paul Vilain et Sérex.

 

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Alors que le Croisé-Laroche se développait très vite durant les années 1920, la paroisse du Sacré-Cœur ne disposait, pour sa population croissante, que d'un édifice provisoire devenu vétuste. L'idée d'une véritable église pour ce jeune quartier devait se concrétiser par le choix d'un emplacement au centre d'un grand projet de lotissement. En 1927, l'étude en fut confiée à Vilain (architecte à Notre-Dame de la Treille à Lille) et Sérex. En novembre 1929, une église d’allure byzantine, mais au plan en croix grecque à quatre bras égaux, surmontée d'un dôme polygonal de trois étages, s'élevait enfin au centre de la place de l'Abbé Lemire aujourd'hui rebaptisée Général Leclerc.

 

 

 

 

 

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Le Sacré-Cœur allait se forger une double réputation : architecturale et populaire. La première en raison de l'utilisation d'un matériau moderne, le béton armé, qui permit une construction rapide et libérait, sous coupole, un vaste espace sans pilier pour suivre l'office sans obstacle à la vue. La deuxième, pour sa chapelle Saint-Christophe qui, de par sa proximité d'un important axe routier, devint dès 1931, le lieu tout indiqué d'un pèlerinage annuel attirant des centaines de véhicules.

 

 

 

 

 

Une flèche remplace le dôme
 

 

 

 

1986 - Consacrée le 21 juin 1987.
Architecte : Maurice Salembier.

 

 

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Vers 1960, pour pallier les chutes de béton dues aux infiltrations, le dôme du Sacré-Cœur se vit d'abord recouvert de cuivre. En mars 1986, l'église seulement âgée de 57 ans mais jugée dangereuse est abattue. Grâce à des fonds privés, une aide de la Fondation de France et la forte implication de l'Association Centre Culture et Spiritualité (ACCES), les paroissiens reconstruisent alors leur église sur les fondations de l'ancienne.

 

 

 

 

 

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L'architecte Salembier conçoit en 10 mois un édifice à quatre bras égaux matérialisés par des murs bas en briques. Un large bandeau en briques noires émaillées court tout du long sous la toiture de tuiles noires vernissées agrémentées d'un motif de couleur brique. De ce toit à quatre pentes s'élance une flèche de 22m40, surmontée d'une croix et d'un coq en cuivre, atteignant symboliquement le niveau de la croix de l'ancien dôme. Les deux colonnes de soutien et le dessin des grilles à l'entrée constituent les seules courbes du décor extérieur. La chapelle Saint-Christophe, non reconstruite, a laissé place à la croix de béton monumentale qui surmontait l'église précédente en ultime témoignage.

 

 

 

 

 

L'architecture intérieure
 

 

 

 

Architecte : Maurice Salembier

 

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Dès l'entrée, un sas lambrissé donne un avant-goût du décor de l'église. En effet, l'emploi du pin et de la brique qu’éclairent de simples baies étroites, baigne la nef d'une couleur chaleureuse. Disposées en escalier de part et d'autre des piliers, ces ouvertures esquissent, en se rejoignant, la pointe d'une flèche. Ce motif est décliné dans toute l'église. Il apparaît ainsi dans l'agencement des poutres de la charpente, lesquelles dessinent au sommet de la nef un puits de lumière en étoile. Le jeu de briques en ressaut des piliers d'angle adopte ce même schéma triangulaire.

 

 

 



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Depuis le seuil, le regard s'oriente vers le chœur de l'église mis en scène par un encadrement de poutres. Sur le pignon de briques du fond vient s'inscrire un étonnant Christ en croix au visage de ressuscité, qu'accompagne la Vierge. L'autel, dont le piétement de briques fait écho aux ressauts des piliers, est surmonté d'un marbre beige ourlé d'une frise de petits triangles. A côté, se dressent les fonts baptismaux coiffés d'un couvercle en cuivre au motif de la Trinité. Dans les bras latéraux formant transept, se loge à droite, un orgue postérieur à la construction mais parfaitement intégré, tandis que du côté gauche, prennent place deux confessionnaux modernes en bois blond.

 

 

 

 

La chapelle de semaine

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Adossée au pignon en briques du chœur, la chapelle de semaine est construite sous une pente du toit. La lumière provient des cloisons vitrées qui la séparent de l'église principale, et filtre à travers les lames en bois des stores des deux lucarnes conférant ainsi au lieu une certaine intimité. Derrière l'autel, le pignon est animé par l'unique tabernacle du Sacré-Cœur, en cuivre, une sculpture de Notre-Dame de la Treille, vocable de cette chapelle, et un crucifix, tous deux en bois comme l'ensemble du mobilier liturgique.

 

 

 

 

 

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Enfin, sur un des murs latéraux, un remarquable cadre baroque en bois doré renferme un Christ en croix. Il a pour décor les instruments de la Passion avec, en haut, les anges portant le voile de Véronique, l'échelle de la descente de croix, le roseau, la perche où est fixée l'éponge imbibée de vinaigre et la lance. Le décor du bas est une illustration de la mort.
Sur le pourtour, viennent successivement la lune et le soleil de l'éclipse au moment du trépas, le marteau, la main, la torche, les trois dès, l'aiguière, les trente pièces remises à Judas, la couronne d'épines, les trois clous, le sabre, la lanterne et la tenaille.

 

 

 

 

 

 

 

Le plan détaillé

 

 

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Plaquette rédigée par la Direction des Affaires Culturelles - Service Patrimoine
Crédit photos : Sylvie Vangoethem - Direction de la Communication

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