N°163 Mai 2008
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Marque urbaine

Les berges pâtissent des opérations de curage

Au fil des années, nous avons eu régulièrement l’occasion de parler de la réhabilitation de la Marque urbaine, réalisée dans le cadre du programme «Blue Links». Avaient été ainsi menés successivement à bien la restauration des berges, la réfection voire le remplacement des ponts et passerelles, l’aménagement des chemins de halage, la remise en état des écluses et ponts mobiles. Et depuis octobre dernier, avait été lancée la dernière phase de l’opération : le curage des quelque 250 000 m3 de boues, notamment industrielles, qui tapissaient le fond du cours d’eau. Ce travail de curage avait d’abord été entrepris en direction de Wasquehal, pour ensuite revenir vers Marcq-en-Baroeul. Mais malgré les précautions prises par les Voies Navigables de France, des problèmes ont surgi ces dernières semaines sur le chantier. Le décompactage du lit de la Marque a en effet entraîné des glissements de la berge, surtout importants sur le territoire de Wasquehal, mais sensibles aussi à Marcq-en- Baroeul à hauteur du chemin de la Planche à Trieste, derrière le Parc Europe.

Selon les expertises actuellement en cours, il serait possible que la courbe de la Marque, prononcée à cet endroit, provoque une accélération du courant, qui s’ajoute à l’influence du curage, pour mettre en péril le tunage en bois qui «soutient» la berge. La solution à l’étude serait donc de réaliser un enrochement pour stabiliser la berge.

En attendant le «diagnostic» final, et par mesure de sécurité, la municipalité marcquoise a donc décidé de limiter la circulation, en ne laissant libre que la partie «haute» du chemin de halage, la plus éloignée de la rivière, et ce sur une centaine de mètres.

Mais il est à noter que quelques centaines de mètres plus loin, la municipalité de Wasquehal a, elle, fermé totalement l’accès au chemin de halage, les glissements de la berge étant là beaucoup plus importants.

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