Dans le cadre de ce budget, la municipalité marcquoise continue à tenir son engagement de ne pas toucher aux taux locaux des « taxes ménages ». Ceux-ci demeurent les mêmes pour la septième année depuis 2002, à savoir :
- Taxe d’habitation 29,19 %
- Taxe foncier bâti 15,10 %
- Taxe foncier non bâti 20,61 %
Les augmentations qui peuvent affecter les impôts locaux des Marcquois sont donc le fait, d’une part de la hausse des valeurs locatives inscrite dans la Loi de Finances votée par l’Assemblée Nationale (+ 1,6 % cette année pour l’ensemble du territoire hexagonal), d’autre part des hausses de leurs taux décidées par les autres collectivités territoriales. Ainsi, la Région a-t-elle adopté une augmentation globale de 4,4 % de ses taux, tandis que le Département, dans son projet de budget avait inscrit une augmentation des siens de l’ordre de l’inflation 2007, soit 2,6 %, le vote des conseillers généraux devant intervenir fin février.
62 % des recettes
Le produit de ces trois taxes est essentiel pour la commune, puisqu’il représente 62 % des recettes de fonctionnement. Il se monte cette année à près de 18,9 millions d’euros, en augmentation de 1 % par rapport à 2007. A ce même chapitre des recettes, on notera que les ressources externes en matière de taxes et impôts restent stables à hauteur de 8,5 millions d’euros, mais avec une diminution de la Dotation de Solidarité Communautaire (- 5,90 %) compensée par une augmentation de l’Attribution de compensation (+ 0,73 %), dont le montant est plus important.
Parmi les recettes de fiscalité indirecte, on notera que les droits de mutations, qui portent sur les transactions d’achats et ventes du patrimoine immobilier existant, enregistrent une hausse de plus de 23 %, pour dépasser 2 millions d’euros. Des chiffres qui reflètent le caractère attractif de la ville de Marcq-en-Baroeul.
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Le budget de fonctionnement s’équilibre donc à 39,7 millions d’euros contre 38,6 millions en 2007, soit une augmentation de 2,70 %. Et face aux recettes évoquées ci-dessus, les frais de personnel représentent 22,3 des quelque 40 millions d’euros de dépenses de fonctionnement. A noter qu’au sein de celles-ci figurent cette année 2,5 millions d ’ euros de pos s i b i l i t é d’autofinancement, ce qui concourt, comme chaque année depuis 2001, tant à l ’ investissement qu’au remboursement de la dette.
398 € par habitant
Ne pas augmenter l’endettement de la commune a été, en effet, depuis le début du mandat, une des priorités de la municipalité, afin que l’endettement futur corresponde aux capacités de remboursement dans les années à venir. Ainsi, le remboursement de la dette s’inscrit-il au BP 2008 à hauteur de 2,23 millions d’euros, contre 2,55 millions en 2007. Quant au montant global de la dette qui s’élevait à 23 millions d’euros en 2001, il est aujourd’hui de 14,8 millions pour être de 12 millions fin 2008. La dette par habitant est ainsi passée de 590 euros en 2002 à 398 euros en 2007, soit une baisse de 32 % sur cette période. Marcq-en-Baroeul se situe ainsi bien en-dessous de la moyenne des villes de sa taille (20 à 50 000 habitants), qui est de l’ordre de 1000 euros par habitant, un chiffre qui est lui, constant depuis 2002.
On trouve une explication à cette diminution de la dette dans la baisse du taux moyen des emprunts en cours. De 6,26 % en 2002, cet indicateur est passé aujourd’hui à 5,37 %, grâce aux emprunts contractés en 2006 pour les grands travaux–Espace Charcot, médiathèque La Corderie, Coeur de Ville– et qui l’ont été à des taux particulièrement avantageux, inférieurs à 4 %. De grands projets, il n’y en a pas –élections obligent- inscrits à ce budget primitif 2008. Ce qui n’empêche pas les dépenses d’équipement d’être en hausse par rapport à 2007 : 5,6 millions d’euros contre 4,5 millions dans le précédent BP.
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