N°161 Mars 2008
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Le tri sélectif des déchets

Cela fait maintenant plus de deux ans que le tri sélectif des déchets a été mis en place, sur l’ensemble de la Ville de Marcq-en-Baroeul, par les services de Lille Métropole Communauté Urbaine.

Ce dont on peut se féliciter quand on sait que la quantité moyenne de déchets produite chaque année par une famille française est passée de 170 kg à près de 400 kg entre 1960 et aujourd’hui ! Ce qui représente plus de 30 millions de tonnes de déchets ménagers par an, dont moins du tiers est recyclé. Quant à LMCU, elle a collecté, sur son territoire, 690 000 tonnes de déchets en 2006. Rappelons d’abord que ne sont pas recyclables : toutes les formes de sacs plastiques ; les barquettes en plastique et aluminium ; tous les objets en polystyrène ; les pots et boîtes en plastique (yaourts, crème fraîche, fromage frais…). Ces produits, qui ont représenté 340 000 tonnes en 2006, sont traités au Centre de Valorisation Energétique d’Halluin, qui chaque jour produit une tonne d’un agglomérat «fixant» ce poison qu’est la dioxine, agglomérat qui est stocké dans un centre spécialisé en région parisienne.

Du polaire au méthane

Les produits recyclables sont, eux, traités en vue de leur réutilisation. Les bouteilles et flacons en plastique (à l’exception de ceux ayant contenu de l’huile), les briques de lait et de jus de fruits, peuvent redevenir des produits plastiques ou servir à fabriquer la «laine polaire», des tuyaux, des bancs, des peluches. Le verre, lui, est recyclable en verre à l’infini ; les papiers, cartons et journaux deviennent de nouveaux papiers, cartons et journaux. Enfin, les boîtes de conserves et canettes en aluminium peuvent servir à fabriquer de nouveaux emballages mais aussi des pièces pour diverses industries.

Enfin, le contenu des poubelles vertes (jardinage, restes de repas, litières d’animaux…) est transporté par voie d’eau depuis le CVE d’Halluin jusqu’au centre de Sequedin, ouvert en septembre 2007. Celui-ci récupère le méthane issu de la décomposition de ces produits et destiné à faire fonctionner les bus de Transpole. Quant au compost, il est livré au monde de l’agriculture.

Autant de bonnes raisons de bien trier nos déchets, ce qui est, semble-t-il, le cas des Marcquois, qui furent en effet nombreux lors des récentes réunions publiques de quartier à poser des questions sur ce sujet. Beaucoup s’interrogent notamment sur l’utilité de maintenir le même rythme de ramassage des déchets verts été comme hiver. Une réflexion est en cours à ce propos dans les services concernés de la Communauté Urbaine, mais une modification de la fréquence des collectes ne pourra être envisagée que lorsque toutes les communes de LMCU bénéficieront du tri sélectif. Ce qui n’est pas encore le cas.

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