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N°161 Mars 2008 | |
| SOMMAIRE | ||
| Pas de hausse des impôts, diminution de la dette Le budget primitif 2008 a été adopté par le Conseil municipal début février. Il présente ainsi la particularité d’avoir été voté par l’assemblée sortante alors qu’il sera mis en application par la nouvelle équipe choisie par les électeurs en ce mois de mars. Il a donc été préparé pour permettre un fonctionnement régulier de la ville, en offrant les mêmes services aux habitants et en maintenant les équipements municipaux en parfait état. Ce budget 2008 se présente donc dans la continuité des exercices précédents, avec notamment les taux des taxes ménages qui demeurent inchangés, pour la septième année consécutive depuis 2002. Il traduit aussi la volonté de la municipalité de maîtriser l’endettement de la commune, puisque l’encours par habitant baisse de façon significative. Et, grâce à une maîtrise et à une gestion rationalisée des dépenses, c’est en direction de l’aménagement, de la culture et de l’enseignement que se traduisent les efforts financiers de la Ville dans ce budget 2008. CULTURE Culture, patrimoine : 440 729 € AMENAGEMENT URBAIN Travaux, aménagement et services urbains, environnement : 3 034 500 € SERVICES À LA POPULATION Sécurité et salubrité publique, famille, logement, interventions sociales et santé : 479 030 € Dont versement de subventions aux bailleurs sociaux pour réhabilitation d’immeubles (218 000 €) ; travaux dans les foyers d’aînés (174 500 €). SERVICES GÉNÉRAUX Services généraux : 862 454 € ENSEIGNEMENT Enseignement et formation : 434 000 € SPORT Voté le 7 février, le budget primitif 2008 s’équilibre pour un montant total de quelque 47,5 millions d’euros, se répartissant entre 39,680 millions en fonctionnement, et 7,820 millions en investissement. Dans le cadre de ce budget, la municipalité marcquoise continue à tenir son engagement de ne pas toucher aux taux locaux des « taxes ménages ». Ceux-ci demeurent les mêmes pour la septième année depuis 2002, à savoir : Les augmentations qui peuvent affecter les impôts locaux des Marcquois sont donc le fait, d’une part de la hausse des valeurs locatives inscrite dans la Loi de Finances votée par l’Assemblée Nationale (+ 1,6 % cette année pour l’ensemble du territoire hexagonal), d’autre part des hausses de leurs taux décidées par les autres collectivités territoriales. Ainsi, la Région a-t-elle adopté une augmentation globale de 4,4 % de ses taux, tandis que le Département, dans son projet de budget avait inscrit une augmentation des siens de l’ordre de l’inflation 2007, soit 2,6 %, le vote des conseillers généraux devant intervenir fin février. 62 % des recettes Le produit de ces trois taxes est essentiel pour la commune, puisqu’il représente 62 % des recettes de fonctionnement. Il se monte cette année à près de 18,9 millions d’euros, en augmentation de 1 % par rapport à 2007. A ce même chapitre des recettes, on notera que les ressources externes en matière de taxes et impôts restent stables à hauteur de 8,5 millions d’euros, mais avec une diminution de la Dotation de Solidarité Communautaire (- 5,90 %) compensée par une augmentation de l’Attribution de compensation (+ 0,73 %), dont le montant est plus important. Parmi les recettes de fiscalité indirecte, on notera que les droits de mutations, qui portent sur les transactions d’achats et ventes du patrimoine immobilier existant, enregistrent une hausse de plus de 23 %, pour dépasser 2 millions d’euros. Des chiffres qui reflètent le caractère attractif de la ville de Marcq-en-Baroeul. Le budget de fonctionnement s’équilibre donc à 39,7 millions d’euros contre 38,6 millions en 2007, soit une augmentation de 2,70 %. Et face aux recettes évoquées ci-dessus, les frais de personnel représentent 22,3 des quelque 40 millions d’euros de dépenses de fonctionnement. A noter qu’au sein de celles-ci figurent cette année 2,5 millions d ’ euros de pos s i b i l i t é d’autofinancement, ce qui concourt, comme chaque année depuis 2001, tant à l ’ investissement qu’au remboursement de la dette. 398 € par habitant Ne pas augmenter l’endettement de la commune a été, en effet, depuis le début du mandat, une des priorités de la municipalité, afin que l’endettement futur corresponde aux capacités de remboursement dans les années à venir. Ainsi, le remboursement de la dette s’inscrit-il au BP 2008 à hauteur de 2,23 millions d’euros, contre 2,55 millions en 2007. Quant au montant global de la dette qui s’élevait à 23 millions d’euros en 2001, il est aujourd’hui de 14,8 millions pour être de 12 millions fin 2008. La dette par habitant est ainsi passée de 590 euros en 2002 à 398 euros en 2007, soit une baisse de 32 % sur cette période. Marcq-en-Baroeul se situe ainsi bien en-dessous de la moyenne des villes de sa taille (20 à 50 000 habitants), qui est de l’ordre de 1000 euros par habitant, un chiffre qui est lui, constant depuis 2002. On trouve une explication à cette diminution de la dette dans la baisse du taux moyen des emprunts en cours. De 6,26 % en 2002, cet indicateur est passé aujourd’hui à 5,37 %, grâce aux emprunts contractés en 2006 pour les grands travaux –Espace Charcot, médiathèque La Corderie, Coeur de Ville– et qui l’ont été à des taux particulièrement avantageux, inférieurs à 4 %. De grands projets, il n’y en a pas –élections obligent- inscrits à ce budget primitif 2008. Ce qui n’empêche pas les dépenses d’équipement d’être en hausse par rapport à 2007 : 5,6 millions d’euros contre 4,5 millions dans le précédent BP. Aménagement urbain Si l’on regarde la répartition de ces dépenses d’équipement (voir page 7), on constate que c’est l’aménagement urbain qui se taille la part la plus large avec plus de 3 millions d’euros, soit 54,25 % desdites dépenses. Et la moitié de cette somme, soit 1,5 million, est consacrée à des travaux d’enfouissement et de mise en technique discrète des réseaux. Si les travaux en matière de voirie –chaussée et trottoirs- sont de la compétence de Lille Métropole Communauté Urbaine, la Ville prend en effet en charge les interventions préalables sur les réseaux, en coordination donc avec LMCU. Parallèlement, la Ville mène ses propres chantiers de voirie et de rénovation de l’éclairage public ; ce sont quelque 340 000 € qui sont inscrits à cet effet au budget 2008. Enfin, toujours dans le cadre de l’aménagement urbain, les acquisitions d’immeubles représentent 850 000 €. Après l’aménagement urbain, le poste le plus important est celui réservé aux « services généraux » qui, avec 862 454 €, représente 15,40 % des dépenses d’équipement. Il comprend notamment l’acquisition de matériels, notamment informatiques, pour les services municipaux (307 600 €), des travaux à l’Hôtel de Ville (155 300 €) parmi lesquels l’aménagement d’un accès pour les personnes handicapées et la mise en conformité des ascenseurs, et des travaux dans les cimetières (109 000 €). Les quatre autres postes se partagent de façon équilibrée le reste des dépenses d’équipement, représentant chacun entre 6 % et 9 % soit entre 350 000 et 500 000 €. Le poste « Services à la population » (8,60 %) comprend des domaines aussi variés que la sécurité et la salubrité publique, la santé, la famille et le logement. Et l’on notera que l’aide au secteur locatif, par versement aux bailleurs sociaux de subventions pour des réhabilitations d’immeubles, y tient une place importante avec 218 000 €. La municipalité entend ainsi poursuivre sa politique volontariste en matière de logement. Et c’est dans ce même poste que figurent les aménagements prévus au Château Vanderhaghen pour un montant de 163 000 €. Culture Patrimoine La partie la plus importante du poste «Culture et Patrimoine» (440 729 €) est consacrée à l’acquisition de mobilier, de collections d’ouvrages et de fonds documentaires pour la médiathèque La Corderie (233 720 €). Le reste du poste se répartit en travaux et achats de matériel pour les divers lieux où se déroulent animations et manifestations culturelles, Théâtre Charcot, Théâtre de la Rianderie, salle Doumer, Colisée-Lumière, église Saint-Vincent… sans oublier l’acquisition d’instruments pour l’Ecole de Musique. Les 434 000 euros du poste «Enseignement, Formation» sont, comme chaque année, consacrés pour l’essentiel à la rénovation et à l’entretien des écoles maternelles et élémentaires. Cette année, outre la poursuite des travaux au groupe scolaire Niki de Saint-Phalle, les chantiers les plus importants concerneront les écoles Péguy, Pascal et Méliès. Et se poursuivra également le développement des sites informatiques et de l’accès aux nouvelles technologies dans les écoles marcquoises. Enfin, le poste «Sport et Jeunesse» (343 350 €) se répartira essentiellement entre travaux et achat de matériels pour les salles de sports (112 000 €) et pour la piscine (78 500 €). Sont également inscrits au budget travaux et acquisition de matériel informatique pour les Maisons de la Jeunesse de tous les quartiers (59 600 €) et travaux à l’Hippodrome, dont essentiellement la réfection du parking (55 000 €). Subventions Et, comme l’année dernière, la municipalité a aussi voulu que cette volonté de stabilité et de rigueur budgétaire se poursuive sans pour autant négliger les efforts indispensables en faveur du monde associatif qui est un partenaire indispensable pour pérenniser les liens sociaux indispensables à la vie de la cité. Le budget primitif fait donc apparaître une augmentation globale de 4,20 % des subventions ordinaires, c’est à dire sans prendre en compte les subventions exceptionnelles susceptibles d’être encore attribuées en cours d’année. Un effort non négligeable puisque l’ensemble de ces subventions représentent un montant de près de 1,6 million d’euros, dont les principaux bénéficiaires sont, outre les organismes sociaux, les sports, les crèches et garderies, l’aide à la famille et la culture. Tous ces aspects du budget que nous venons d’évoquer furent, comme l’an dernier, présentés de façon très visuelle lors du conseil municipal. Et l’on ne peut à ce propos, et en conclusion, que reprendre ce que disait Bernard GÉRARD, il y a un an, lors de la présentation du budget primitif 2007 : «Chacun peut ainsi constater que la situation financière est saine, et qu’elle permettra à l’équipe municipale choisie par les électeurs en 2008, quelle qu’elle soit, de mettre en place les investissements et les actions qu’elle aura inscrits à son programme».
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